Chapitre XIV

 

- Ou est Mirko ? réclama Seti N'ju. J'ai enfin mis la main sur ce qu'il voulait, en désignant d'un hochement de tête le toydarien ficelé sur le chariot anti-grav qui trainait derrière elle.

- Sa gracieuse seigneurie est en déplacement pour des négociations commerciales, répondit le majordome advozse dans un basic parfait.

- C'est pas mon problème ça ! J'ai fait mon job, je veux être payé maintenant ! grogna-t-elle.

            Sa voix caverneuse, transformée par son casque à l'aide d'un vocabulateur, résonna dans la pièce principale de la citadelle Hutt.

- Dans ce cas, je vais essayer de contacter sa resplendissante majesté, tempéra -t-il d'un ton diplomatique. En attendant, je vous invite à vous rafraichir au bar. Puis-je vous proposer un quelconque divertissement ? Danseuse ? Strip-teaseuse ? Table de jeu ?

- Le seul divertissement qu'il me faut c'est ma prime ! Fais vite, j't'attends au bar.

- Je me dépêche, vous pouvez laisser ça ici, dit le majordome en désignant du doigt le toydarien.

- Tant que j'ai pas été payée, il reste avec moi, maugréa-t-elle.

-Je comprends, je vais m'occuper immédiatement de cette affaire.  

            Accoutrée de sa vieille capeline d'un noir usé, s'accordant avec son vieux trench-coat et de son pantalon bouffant aux teintures bistres, Seti alla s'accouder au comptoir. Nul ne pouvait deviner que sous ses habits amples et cette carrure imposante se dissimulait une lorrdienne menue, en pleine force de l'âge, enchâssée dans un puissant exosquelette. Et dans cet univers machiste et violent qu'est la chasse à la prime, c'est parfaitement bien ainsi.

            Elle se sentait excitée et impatiente à l'idée de toucher la plus grosse récompense de sa carrière : cinquante mille crédits pour un petit voleur de bijoux. " voleur minable, mais doué pour disparaitre" se dit-elle en repensant aux deux mois de traque intensive à sillonner le secteur.

            Le droïde barman l'interpella.

- Que vous-voulez boire monsieur ? répéta-t-il pour la troisième fois.

- Rien pendant le service.

            Tandis que Seti guettait le retour du majordome, elle entendit un gémissement dans son dos. En un éclair, elle se retourna, la main droite sur l'un de ses deux blasters S-5 modifiés pendant à ses hanches, pour voir le toydarien émerger péniblement de la fléchette paralysante qu'il avait reçu quelques heures plutôt.

            "L'acquisition", terme employé dans le milieu de la chasse à la prime, testa machinalement ses entraves. Voyant qu'il n'y avait rien à faire, surtout sous le regard de son geôlier, il observa les lieux et réalisa en quelques secondes où il  se trouvait. La panique s'empara du toydarien qui gigota frénétiquement, essayant de libérer ses ailes pour s'enfuir en poussant des cris étouffés à travers son bâillon.

            Seti observa la trompe humide qui gesticulait et la terreur lisible dans les yeux de son prisonnier. Au début de sa carrière, elle esquivait la pitié et l'effroi qu'elle lisait sur ses acquisitions car, trop compatissante, elle éprouvait des remords. Cependant, avec les années, les crédits, et l'autojustification de ses actes, Seti était persuadée qu'elle ne traquait jamais d'innocent et ne ressentait plus aucune commisération. Et puis, quel genre d'abruti pouvait avoir l'idée de voler un Hutt et, surtout, de la mettre en pratique ? Chercher des noises avec ce genre d'individus revenait à se jeter dans le premier trou noir venu. " En même temps, c'est un toydarien, le profit est leur seul but dans la vie" pensa-t-elle en fixant le pauvre bougre à travers sa visière teintée aux reflets grenats.

- Traqueur Rouge ? appela le majordome.

- Oui ? grommela Seti en lorgnant l'advozse.

- Mon vénérable maître, bien que pris par d'importantes d'affaires, consent à vous accorder quelques instants.

            Seti N'ju avait changé de nom le jour ou elle s'était endettée pour acheter son armure. L'apparence est primordiale dans tous les domaines, il en était ainsi pour la chasse à la prime. Une allure menaçante facilitait considérablement son travail, et en prenant un "nom de scène" suffisamment parlant, cela parachevait le redoutable personnage qu'elle avait créé.

            Le laquait appuya sur une espèce de tablette et un énorme Hutt avachi apparut en plein centre de la pièce. L'image holographique était de taille réelle, ce qui donnait la même impression de domination que l'on pouvait ressentir en faisant face à ce genre d'énorme gastropode.

- [ Ha ! Enfin ! C'est pas trop tôt Traqueur! ] fit Mirko dans sa langue natale sur un ton contrarié.

- [ Votre cambrioleur est futé, mais il est tombé sur plus fort que lui ! ] répondit Seti dans le même dialecte.

- [ Je commençais à ne plus y croire ! Et je n'ai pas apprécié le manque de nouvelle... ] marmonna Mirko en ouvrant grand ses paupières grasses.

            Seti remarqua que l'attitude du Hutt était plus agitée que d'ordinaire. Trop de gestes parasitaient le regard, les bras, et la queue de son ventripotent interlocuteur.  "Etait-ce à cause du temps qu'il m'a fallu pour capturer le toydarien ?  Ou peut-être que ca n'a rien avoir avec moi ? A moins que le Hutt souhaite tenter une chose stupide comme ne pas me payer ce qui me revient ? "

            Prudence est mère de sureté, cet adage lui avait très bien réussit jusqu'à présent. Seti pressa discrètement un bouton incrusté sur son gantelet articulé à la base de son index droit.

- [ Vous vouliez que je vous dise que je n'avais rien de nouveau tous les trois jours ? ] répliqua-t-elle tandis que les informations envoyées par Bzzzt défilèrent sur le Hud de sa visière.

            Bzzzt, le droïde de Surveillance Mk III modifié, était le partenaire et l'as dans la manche de la chasseuse de primes. Comme souvent, elle infiltrait le petit robot dans quasiment tous les endroits ou elle se trouvait pour collectionner un maximum de données et parer à toutes les éventualités. Rassurée par les renseignements fournis, et ayant un itinéraire pour s'échapper en cas de besoin, Seti arrêta de tourner autour du pot.

- [ Mirko ! Ca suffit ! Vous me filez mes 50000 crèd' maintenant! ] siffla-t-elle en adoptant une posture agressive, les mains sur ses holsters.

- [ Le temps c'est de l'argent, et vous avez perdu beaucoup de temps... Et je suis sûr que mes objets sont perdus sur une infâme planète au fin fond d'un misérable marché ! Acceptez 40000 crédits et tout finira bien!] gronda le Hutt en faisant onduler sa graisse.

            Seti observa les gardes postés dans les alcôves ombrées, qui semblaient être de plus en plus stressés. Certains jetaient des regards anxieux, d'autres serraient leurs armes ou tripotaient leurs gâchettes nerveusement. Son talent inné pour déchiffrer les comportements l'avait aidé à de nombreuses reprises pour prendre les bonnes décisions. L'intimidation paraissait trop risquée, il fallait choisir un nouvel angle d'attaque.

- [On a un contrat, j'ai fait ma part, vous devez faire la vôtre ! Peut-être devrais-je parler de cette affaire à la Guilde ? ] bluffa-t-elle.  

            La Maison Renliss de la Guilde des Chasseurs de Primes dont Seti faisait partie ne pouvait en réalité pas grand-chose pour elle, étant donné qu'elle avait accepté ce contrat en Free-lance. Seule son mentor et agent d'ordonnancement connaissait la nature de cette mission.

- [ Haaa non, pas la peine, nous allons trouver un arrangement pas vrai ? ] fit le Hutt d'un ton plus calme.

- [ Vous voilà raisonnable Mirko, d'autant plus que j'ai une autre bonne nouvelle. J'ai retrouvé une partie de vos biens. ]

-[ Vous avez retrouvé mon crâne de Serpent-dragon et la peau de mon Chemilésard albinos ? ]

- [ Oui, ainsi qu'une petite partie des bijoux volés. Par contre, vous comprenez bien que ce "bonus" n'est pas gratuit. Je veux une rallonge de 20000 crédits !]

            Mirko poussa une série de juron en hurlant et s'énerva :

-[ Vous êtes fou ! Quel culot de me demander une rallonge, alors que vous avez perdu deux mois pour rattraper ce vaurien. Je vous donne l'intégralité de la prime et estimez vous chanceux ! Sinon...] 

            Seti comprit que le deal arrivait à son paroxysme : elle pouvait pousser le Hutt à bout pour soit le faire céder, soit le faire sortir de ses gonds et cela dégénérerait inévitablement en fusillade. N'ayant nulle envie de voir l'affaire capoter et de se mettre le puissant clan Besadii à dos, elle décida de calmer le jeu une nouvelle fois.

- [ Etes-vous prêt à menacer la Guilde et ses meilleurs chasseurs de primes Mirko ? Admettons que 20000 de plus soit un peu gourmand, vous ne pouvez pas non plus négliger mon travail supplémentaire pour aller récupérer vos babioles ? Sachant que je ne suis pas née de la dernière pluie, et que je sais que je peux vendre ces objets à un bon prix. Donc je veux bien descendre à 15000. ]

            Le Hutt ronchonna un moment, comme s'il admettait les arguments de Seti.

- [ 10000 ! ]

- [ 13000, et on en parle plus ! Vendu ? ]

            Dans un dernier râle, Mirko accepta le marché. Il fit un signe à son majordome pour qu'il effectue le paiement. Seti se contenta d'une phrase sobre pour remercier et saluer son vis-à-vis ventripotent. Derrière ce comportement froid et professionnel, Seti avait envie de jubiler et de sauter partout, 63000 crédits pour un contrat ! Quelle incroyable journée. Elle ressentait beaucoup de fierté, et se dit qu'elle devait fêter ça dignement !  

Seti N'ju dans le palais de Mirko

 

 

Quatorzième chapitre, deuxième partie

Le modeste  monde d'Hollastin était un endroit somme toute agréable pour une planète sous la coupe des Hutts. La capitale, Varvara, jouissait d'une jolie réputation, qui n'était pas usurpée. La propreté, la sécurité, les résidences luxueuses et des nombreuses activités de loisirs accoutraient le centre ville tandis que les quartiers malfamés se tenaient tous en périphérie. Varvara était une vitrine pour attirer les entrepreneurs et autres richissimes touristes. Seti en faisait partie pour une journée, récompense qu'elle s'était auto-octroyé après son dur labeur, et sa négociation fructueuse dans la citadelle de Mirko à 980 kilomètres au nord de la capitale.

            Seti avait dépensé plus de 3000 crédits en soins, détentes et repas princier. Pour conclure cette belle journée, elle avait décidé de séduire un beau male dans le bar de l'hôtel où elle avait pris une suite pour passer une nuit plus chaleureuse. Pour cela, elle s'était exceptionnellement séparée de son armure, et avait enfilé une robe rouge orangée très sexy, achetée quelques heures plutôt. Toutefois, elle portait dans sa jambière gauche son miniblaster, et dans celle de droite son vibrocouteau. En outre, elle était toujours en contact avec Bzzzt qui surveillait ses arrières.

            Bien qu'elle ne soit pas un canon de beauté galactique comme la top model zeltronne Anai Vonavic, ou la twi'lek Nata Lip, Seti parvenait toujours à ses fins malgré son petit nez retroussé et ses pommettes un peu trop saillantes. Pour l'occasion, elle avait passé du temps à se faire belle. Elle arborait un carré noir plongeant qui détonait avec sa robe colorée, et pour attirer l'oeil, elle portait un joli collier, issu de la collection privée de Mirko qu'elle avait malencontreusement oublié de rendre à son propriétaire, qui tombait dans son décolleté.

            Seti accoudée au bar de la façon la plus élégante qu'elle connaissait, jeté des coups d'œil discrets aux différents candidats potentiels. Un humain à la peau halé accoutrée de tissus sombres et élégants discutait activement avec d'autres personnes à trois tables derrière elle; un balosar, reconnaissable à ses deux antennes sur son crâne, plutôt grand, costaud, et mignon pour son espèce était seul à l'autre bout du zinc. Indubitablement, comme beaucoup de son espèce, il devait être en train de trafiquer une quelconque substance illicite. Seti se fit la réflexion qu'elle n'avait jamais couché avec un balosar, et que c'était peut-être l'occasion.

            Un serveur la sortit de son inspection, en lui demandant si elle voulait boire autre chose. Lorsque la lorrdienne vit l'employé avec son plateau dans la main, elle eut une micro seconde d'absence. Elle venait de jeter son dévolu sur celui qui froisserait les draps de son lit. Le serveur, un séduisant zabrak au teint clair, lui redemanda poliment ce qu'elle souhaitait boire.

- Madame ? Vous prendrez un autre digestif ?

- Ca dépend, fit-elle d'un air malicieux.

- Ca dépend de quoi madame ? Voulez-vous notre liste de boisson ?  s'enquit le serveur consciencieux.

- de votre collaboration, continua-t-elle d'un ton mystérieux.

- J'ai peur de ne pas comprendre, madame.

- Appelle moi Seti, et ne t'inquiètes pas tu vas vite comprendre, déclara-t-elle en brisant le vouvoiement et en caressant lentement la joue du zabrak.

            "Si il y a bien une chose dans ce bas monde qui est d'une vérité intemporelle, c'est la faiblesse des hommes face aux charmes d'une femme, et ce n'est pas ce zabrak qui dira le contraire" pensa Seti, affalée nue dans son lit, collé contre Drogo, le serveur avec qui elle venait de faire l'amour. Fatiguée, mais particulièrement satisfaite de ses deux jours passés sur cette planète, elle se laissa happée par le sommeil.

            Des bips répétitifs la réveilla bien plus tôt que prévu. Après quelques secondes comateuses, elle s'alarma. Les bips étaient un message en langage binaire de Bzzzt. Le droïde, via l'oreillette de Seti, lui indiquait un danger potentiel dans le salon de sa chambre d'hôtel. En quelques secondes Seti émergea de sa torpeur mais n'esquissa pas le moindre mouvement. Elle ouvrit une paupière pour voir la situation. Drogo n'était plus là. Instinctivement, elle mis la main sur son arme aimantée sous le lit. Le contact familier avec la crosse d'un blaster la rassura.. Subrepticement, elle se glissa, nue, hors des draps, et marcha d'un pas fugace à la recherche de l'intrus. Prudemment, Seti regarda dans tous les endroits pouvant receler un complice ou un piège quelconque. Elle traversa le couloir luxueux au sol tapissé d'une moquette auto-chauffante pourpre, et s'arrêta devant l'embrasement de la porte d'où des bruits étouffés lui parvenaient.

            La chasseuse de primes vérifia son arme, et jeta un coup d'œil furtif dans le salon. Elle reconnut le zabrak, rhabillé, en train de s'acharner avec une barre de métal pour forcer une armoire, celle-là même qui contenait son armure. Visiblement, Drogo ne s'attendait pas à trouver un verrou magnétique Merr-Sonn VM IV, et en juger par l'outil rudimentaire qu'il utilisait, il n'en connaissait vraisemblablement non plus l'efficacité.

            Bien qu'elle se sentait vulnérable sans son armure, Seti garda confiance en elle, et surgit en pointant le canon vers le voleur.

- Je te dérange ? lança-t-elle d'une voix calme.

            Décontenancé, Drogo tourna brusquement la tête, et resta planté là un court moment avant d'articuler.

- Tire pas, c'est pas ce que tu crois !

- Ha bon ? Ne bouge pas et lâche ta barre, vite !

- Oui, oui, ne t'inquiètes pas, baisse ton arme, je ne te veux pas te mal, fit-il en se rapprochant et en tendant les bras vers l'avant pour montrer sa bonne volonté.

- Tu es sourd ?

- Non, ne t'inqui...Aaaaaaaah, hurla le zabrak en écroulant de douleur.

- Alors toi, tu es vraiment con !  claqua Seti d'un air satisfait, en voyant que son tir avait fait mouche dans la cuisse gauche de Drogo.

            Le voleur cracha tout un tas de juron tout en essayant d'apaiser sa souffrance en comprimant sa blessure avec ses mains. Cette vaine tentative fit sourire Seti, qui se rapprocha de lui.

- Ferme-la si tu veux pas un trou plus problématique, déclara-t-elle en collant le canon sur le front du zabrak.

            L'effet fut immédiat, et Drogo obtempéra, malgré quelques gémissements.

- Pourquoi tu as gâché une si belle nuit ? Hein ? Et puis tu pensais que j'allais pas tirer j'parie?

- J'suis désolé, bredouilla le zabrak tétanisé.

- Ferme-la ! C’est d'la rhétorique crétin ! Je suis sûre que voler tes clients ça doit être ton business plan pour arrondir tes fins de mois, pas vrai ?  Enfin, enchaina-t-elle, écoute moi bien, si j'entends encore une fois parler d'histoires de vols dans les hôtels où tu bosses, je viens personnellement te régler ton compte ! Est-ce que j'ai été claire ?

            Le zabrak hocha la tête en guise d'affirmation.

- Bien, sur ce, bonne nuit, fit-elle en lui assenant un violent coup de crosse sur la tempe qui le mit K.O.

            Seti pris quelques minutes pour se remettre de ce désagréable réveil, et faire l'état des lieux. Il ne manquait que son collier, qu'elle retrouva dans un sac appartenant au voleur. Elle plia rapidement bagages et se dirigea vers le spatioport, en quête d'un nouveau contrat.

            Assise sur le siège de son vieux chasseur KSE (Kuat Systems Engineering) caméléon, Le flair du guerrier, Seti décrypta le message reçu de Segna son agent d'ordonnancement. A chaque fois que cette dernière utilisait le système d'encodage de la Maison Renliss, c'était pour des affaires primordiales, comme une offre de contrat, une nouvelle urgente, ou la mort d'une de ses consœurs, car la Maison Renliss, bien que mineure dans la Guilde des Chasseurs de Primes, se démarquait par ses membres exclusivement féminin. La Maison Renliss, inquiétait d'autant plus, que les trois quart des chasseuses de primes, étaient extrêmement discrètes, et très peu de personnes savaient à quoi elles ressemblaient vraiment, ce qui faisaient d'elles des chasseuses particulièrement efficaces. 

            Seti afficha le message déchiffré sur son écran principal pour une lecture moins contraignante. Au fur et à mesure de la lecture, un sourire grandissait sur son visage. Segna lui proposait le plus gros contrat de sa carrière, un avis de recherche galactique pour une prime de 75 000 crédits. La cible semblait être parfaitement dans ses cordes : un jeune renégat impérial, qui avait disparu à bord d'un appareil volé sans laisser de traces. L'individu était un cadet de l'académie de Corulag, et n'avait aucun casier judiciaire jusqu'à présent, ce qui signifiait qu'il était sans doute assez inexpérimenté. Ces quelques données convenaient parfaitement à Seti. Elle excellait pour retrouver les personnes qui cherchaient à se planquer, notamment lorsque ces individus n'étaient pas de gros caïds entourés d'une armée de mercenaires.

            La lorrdienne enclencha le pilote automatique et décolla tranquillement de l'aire d'atterrissage. Elle regarde une dernière fois Varvara, comme pour lui dire adieux, et se plongea avec hâte dans les données fournies par Segna.